VOUS N'EN POUVEZ plus de rester coincé dans les bouchons ? Et vous risquez sérieusement, qui plus est, de rater votre avion ? Une solution : le taxi-moto qui vous mènera à bon port en temps et en heure. Une alternative en plein essor dans la capitale : deux nouvelles sociétés de taxi à deux-roues viennent de s'engouffrer dans cette niche prometteuse, s'ajoutant aux six, déjà présentes sur le marché francilien : Scoot Express a vu le jour en janvier dernier, et Skoot - que nous avons testé hier - la semaine dernière. Si le précurseur est apparu en 1992, les taxi-moto ont fleuri et prospéré au cours des deux dernières années.
« La demande a véritablement explosé, il y a deux-trois ans, estime Karim Hebili, le gérant du pionnier, Hégé Service. C'est devenu infernal de circuler en voiture avec les voies de bus et les travaux permanents. Les médias ont relayé ce taxi d'un nouveau genre et l'expérience a fait le reste : une fois que les clients se sont rendus compte du gain de temps, ils y reviennent. » Les compagnies - qui roulent soit en maxi-scooter 650 cm 3 , soit en moto haut de gamme - ont renforcé leur flotte. Doté d'un seul véhicule à sa création en 2003, City Bird, basée dans le XVI e , dispose maintenant de dix bécanes. « La clientèle afflue à l'approche des beaux jours », se félicite Olivier Oziel, PDG de Saint-James Moto, qui, comme ses concurrents, prend en charge une demi-douzaine de clients par jour et par moto.
Stars et cadres supérieurs raffolent de cette nouveauté
Essentiellement des cadres supérieurs, des dirigeants et des stars du show-biz. A l'instar de l'acteur Fabrice Luchini que l'on pouvait apercevoir, hier, à l'arrière d'un taxi-moto. Mais le profil des adeptes de ce moyen de transport se diversifie. Aujourd'hui, le plus dur pour les compagnies est de recruter des motards professionnels en nombre suffisant.
Marie Linton
|